SEO · 6 min de lecture

Checklist d'audit technique SEO pour débutant : les 10 points à vérifier

La checklist d'audit technique SEO pour débutant : indexation, robots.txt, sitemap, vitesse, mobile, liens cassés. 10 points à vérifier avec des outils gratuits.

Ordinateur portable affichant un tableau de bord d'analyse technique de site web, à côté d'un carnet et d'un stylo
Un audit technique tient en dix contrôles : indexation, robots.txt, sitemap, version unique du site, vitesse, mobile, liens cassés, duplication, balisage, profondeur de clic. Tout se vérifie avec deux outils gratuits de Google, sans écrire une ligne de code. Commencez toujours par l'indexation : si Google ne voit pas vos pages, aucun autre point de la liste ne servira à quoi que ce soit.

Un audit technique, ce n'est pas réservé aux développeurs

Quand un dirigeant me dit qu'il n'y connaît rien en technique, je lui réponds la même chose : sur un site de PME, la grande majorité des problèmes se repèrent avec deux outils gratuits et une heure devant soi. Pas de serveur à bidouiller, pas de code à décrypter.

Le principe tient en trois questions : Google trouve-t-il vos pages, arrive-t-il à les lire, et vos visiteurs restent-ils assez longtemps pour les voir s'afficher ? Ouvrez donc deux onglets avant de commencer, la Google Search Console et PageSpeed Insights. Avec ça, vous couvrez déjà 8 points sur 10.

1. Vos pages sont-elles réellement indexées ?

Point de départ, et de loin le plus important. Une page non indexée n'existe pas pour Google : elle ne se positionne sur rien.

Le test express : tapez site:votresite.fr dans Google. Si vous avez publié 60 pages et qu'il en affiche 7, il y a un souci. Le test sérieux, lui, se fait dans la Search Console, rubrique Indexation puis Pages. Vous y voyez les pages indexées, les exclues, et surtout le motif de chaque exclusion. Certains sont normaux (une page de remerciement en noindex volontaire), d'autres sont des alertes : « Explorée, actuellement non indexée » revient souvent sur les sites jeunes ou au contenu trop mince.

Pour une page précise, collez son URL dans la barre d'inspection en haut de l'outil. Google vous dit si elle est indexée et ce qui bloque.

2. Le robots.txt et les balises noindex : les deux interrupteurs

Deux réglages minuscules peuvent rendre un site entier invisible.

Le fichier robots.txt d'abord : tapez votresite.fr/robots.txt dans votre navigateur. Si vous y lisez Disallow: /, vous demandez à Google de ne rien explorer. Ça arrive plus souvent qu'on ne croit, en général après une refonte.

Les balises noindex ensuite. Sur une page qui devrait ressortir, faites Ctrl+U (afficher le code source), puis Ctrl+F et cherchez « noindex ». Sur WordPress, vérifiez aussi la case « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site » dans Réglages puis Lecture : c'est celle qu'on coche pendant le développement et qu'on oublie au lancement. J'ai déjà vu un site refait à neuf rester absent de Google pendant des semaines à cause d'elle.

3. Le sitemap XML est-il propre ?

Vérifiez qu'il existe : votresite.fr/sitemap.xml ou votresite.fr/sitemap_index.xml (les extensions SEO de WordPress le génèrent toutes seules). Puis qu'il est bien soumis dans la Search Console, rubrique Sitemaps, sans erreur de lecture.

Un bon sitemap ne contient que des URL vivantes et indexables. Ni pages redirigées, ni 404, ni noindex.

4. Une seule version du site accessible

Votre site peut techniquement répondre sur quatre adresses : avec ou sans www, en http ou en https. Si les quatre s'affichent sans redirection, Google voit quatre sites qui se dupliquent.

Le contrôle prend deux minutes : tapez tour à tour les quatre adresses. Les trois autres doivent basculer d'elles-mêmes vers la version que vous avez choisie, en https. Au passage, jetez un œil au cadenas de sécurité : un certificat expiré fait fuir les visiteurs.

5. La vitesse et les Core Web Vitals

Passez votre page d'accueil et deux ou trois pages importantes dans PageSpeed Insights. Regardez l'onglet mobile en priorité : c'est celui qui compte le plus, et presque toujours le plus mauvais.

Ne vous focalisez pas sur le score sur 100, il fluctue et rend accro pour rien. Regardez les indicateurs de terrain (LCP, CLS, INP) et la liste des recommandations en bas de page, classées par gain estimé. Images trop lourdes, scripts qui bloquent l'affichage, absence de cache : les trois coupables habituels.

Si le sujet vous paraît nébuleux, on a détaillé ce que recouvrent exactement les Core Web Vitals et ce que Google en fait.

Test de la vitesse de chargement d'un site sur mobile et sur ordinateur

6. Le mobile, pour de vrai

Google indexe d'abord la version mobile de votre site. C'est elle qui détermine votre classement, y compris pour les recherches faites sur ordinateur.

Le meilleur test reste le plus bête : sortez votre téléphone et naviguez sur votre propre site. Texte lisible sans zoomer ? Boutons cliquables au pouce ? Popup ou bandeau cookies qui recouvre tout ? Faites-le sur trois ou quatre pages, pas seulement l'accueil.

7. Les liens cassés et les redirections

Direction la Search Console, rubrique Indexation, motif « Introuvable (404) ». Vous y trouvez les pages que Google a essayé de visiter sans succès.

Toutes les 404 ne sont pas des problèmes : une vieille page supprimée que personne ne visitait peut le rester, c'est une réponse honnête. En revanche, une 404 qui reçoit encore des liens, depuis vos propres pages ou depuis un site extérieur, mérite une redirection 301 vers l'équivalent le plus proche. Pas vers l'accueil par défaut, c'est une facilité qui dessert l'utilisateur.

8. La duplication et la balise canonique

Le contenu dupliqué interne, c'est le même texte accessible depuis plusieurs adresses. Les classiques : URL avec paramètres de filtre ou de tri, versions avec et sans slash final, fiches produits identiques à une variante de couleur près.

La balise canonique règle ça en indiquant quelle version fait référence. Vérifiez sa présence dans le code source (cherchez « canonical ») et surtout qu'elle pointe vers la bonne URL, pas vers l'accueil ni vers une adresse en http. Mal réglée, elle fait plus de dégâts qu'absente.

9. Titles, H1 et balises alt : le passage en revue

On sort du pur technique, mais ça se contrôle dans le même mouvement, et aucun outil ne vous alertera là-dessus.

Sur un site de 30 pages, comptez une heure. Au-delà, un crawler sort la liste des titles manquants ou dupliqués en quelques minutes.

10. La profondeur de clic et les pages orphelines

Combien de clics faut-il depuis l'accueil pour atteindre une page donnée ? Au-delà de trois ou quatre, Google la visite rarement, et vos visiteurs encore moins.

Le cas extrême, c'est la page orpheline : publiée, présente dans le sitemap, mais reliée à rien. Elle n'a quasiment aucune chance de se positionner. La correction ne coûte rien : reliez vos pages entre elles avec un maillage interne cohérent, depuis vos articles proches et vos pages de catégorie.

La checklist à garder sous la main

Le résumé, dans l'ordre où je le déroule chez un client :

  1. Indexation : combien de pages Google connaît-il vraiment ?
  2. robots.txt et noindex : aucun blocage involontaire.
  3. Sitemap XML : présent, soumis, sans URL mortes.
  4. Une seule version du site en https, les autres redirigées.
  5. Vitesse : PageSpeed sur mobile, priorité aux images et au cache.
  6. Mobile : navigation testée au pouce sur plusieurs pages.
  7. 404 et redirections : les liens qui comptent rattrapés en 301.
  8. Duplication : canoniques présentes et bien orientées.
  9. Balisage : titles uniques, un H1 par page, alt sur les images.
  10. Profondeur de clic : rien d'important à plus de trois clics, aucune page orpheline.

Traitez ces points de haut en bas, sans sauter d'étape : optimiser la vitesse d'une page que Google n'indexe même pas, c'est repeindre un mur avant d'avoir bouché le trou.

Une fois le technique assaini, enchaînez sur les mots-clés, le contenu et les liens avec notre méthode d'audit SEO à faire soi-même sans rien dépenser. Et refaites ce tour de piste deux fois par an, ou juste après une refonte : c'est là que les interrupteurs se remettent tout seuls en position bloquée.

Checklist d'audit technique SEO notée sur un carnet posé sur un bureau

Questions fréquentes

Q.Combien de temps prend un audit technique quand on débute ?

Sur un site vitrine ou un blog d'une trentaine de pages, comptez une demi-journée la première fois, en prenant le temps de comprendre chaque point. Ensuite, deux heures suffisent. L'essentiel du travail se fait dans la Search Console et PageSpeed Insights, les deux sont gratuits.

Q.Faut-il payer un outil pour auditer techniquement son site ?

Non, pas au début. Search Console et PageSpeed Insights couvrent l'indexation, les erreurs d'exploration, la vitesse et le mobile, soit l'essentiel des problèmes courants. Un crawler comme Screaming Frog, gratuit jusqu'à 500 URL, complète le tableau pour les liens morts. Les outils payants deviennent utiles au-delà de quelques centaines de pages.

Q.Par quel point commencer si je n'ai qu'une heure ?

L'indexation, sans hésiter. Ouvrez le rapport Pages de la Search Console et regardez combien de vos pages sont réellement indexées, et pour quels motifs les autres sont exclues. Si le compte n'y est pas, le reste peut attendre : c'est le seul point qui, à lui seul, rend un site totalement invisible.

AR
L'auteur
Antoine Rivière

Moi c'est Antoine Rivière, consultant en marketing digital depuis près de dix ans auprès de PME et de start-up. J'ai créé La Fabrique à Trafic pour partager ce qui marche vraiment en acquisition : SEO, contenu, publicité, outils, sans bullshit ni promesses magiques.

Ici, des méthodes testées, des chiffres, et des retours de terrain. L'objectif : vous aider à faire grandir votre activité en ligne, étape par étape.

Gratuit · Sans spam

La checklist SEO gratuite (2026)

Recevez notre checklist SEO de 30 points + une analyse marketing actionnable chaque semaine.

Désinscription en un clic. On respecte votre boîte mail.