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Outils · 6 min de lecture

Comment automatiser la prospection LinkedIn avec Waalaxy ou lemlist (sans se faire bannir)

Waalaxy ou lemlist : comment monter une séquence LinkedIn automatisée, quels volumes viser et quels réglages évitent la restriction de compte. Le guide de terrain.

Ordinateur portable affichant un schéma de prospection automatisée sur un bureau lumineux, à côté d'un smartphone et d'un carnet
Waalaxy convient si LinkedIn est votre canal principal et que vous voulez lancer vite ; lemlist si l'email reste le cœur de votre prospection et que LinkedIn n'est qu'une étape de la séquence. Dans les deux cas, la méthode est la même : un profil soigné, une liste ciblée, une montée en volume progressive et des messages courts. Ce n'est pas l'outil qui fait bannir un compte, c'est le volume et la façon de s'en servir. Gardez en tête que LinkedIn interdit officiellement l'automatisation : le risque zéro n'existe pas, il se gère.

D'abord, regardons le risque en face

Je commence par là parce que c'est la première question que me posent tous les commerciaux que j'accompagne. Les conditions d'utilisation de LinkedIn interdisent l'usage de logiciels, robots ou extensions qui automatisent l'activité sur la plateforme. Waalaxy comme lemlist travaillent donc dans une zone tolérée en pratique, mais pas autorisée sur le papier.

Ce que LinkedIn repère, ce n'est pas le nom de l'outil installé sur votre navigateur. Ce sont des comportements : des invitations envoyées à intervalles parfaitement réguliers, un pic brutal d'activité sur un compte resté endormi pendant des mois, des demandes que personne n'accepte, des messages identiques envoyés à la chaîne. C'est ce faisceau de signaux qui déclenche un avertissement, puis une restriction temporaire (souvent avec une vérification d'identité), et en cas de récidive une suspension plus longue.

D'expérience, les comptes que j'ai vus se faire restreindre avaient presque tous poussé les curseurs trop fort, trop vite. Bonne nouvelle, donc : ça se maîtrise.

Waalaxy ou lemlist : deux outils, deux logiques

On les compare souvent, alors qu'ils ne partent pas du même endroit. Les deux sont français, les deux savent enchaîner LinkedIn et email. Mais leur centre de gravité n'est pas le même.

Waalaxy est né pour LinkedIn. Il se pilote depuis une extension Chrome, la prise en main tient en une après-midi, et la logique de campagne est très visuelle : vous choisissez un scénario (visite, invitation, message, relance), vous importez une liste depuis une recherche LinkedIn ou Sales Navigator, et l'outil déroule. Une offre gratuite permet de tester avec des volumes limités. C'est celui que je conseille au commercial seul qui veut industrialiser ses invitations sans y passer une semaine de formation.

lemlist, lui, vient du cold email. Sa force, c'est la séquence multicanale : un email, puis une visite de profil LinkedIn, une invitation, un message, un nouvel email, le tout dans un même scénario avec des conditions (le prospect a accepté, il a ouvert, il a répondu). Il embarque aussi un outil de préchauffage des boîtes mail, lemwarm, et des options de personnalisation poussées. Plus complet, donc, mais plus long à paramétrer et plus cher.

Vérifiez les tarifs sur leurs sites officiels au moment de souscrire. Les grilles bougent régulièrement, et les fonctions LinkedIn ne sont pas toujours incluses dans les offres d'entrée de gamme.

Réveillez le compte avant d'automatiser quoi que ce soit

Un profil qui dormait depuis deux ans et qui se met soudain à envoyer des invitations tous les jours, c'est le portrait-robot du compte restreint. Avant de brancher l'outil, passez deux ou trois semaines à le réveiller à la main : quelques connexions bien choisies, des commentaires utiles, une ou deux publications. Vous reconstruisez un historique d'activité normal.

Soignez aussi le profil lui-même. Le prospect qui reçoit votre invitation clique sur votre nom avant d'accepter, et c'est là que se joue votre taux d'acceptation. Or un taux d'acceptation faible fait justement partie des signaux qui attirent l'attention de la plateforme. Titre orienté client, section infos claire, photo nette : je détaille tout ça dans mon guide pour générer des leads B2B grâce à LinkedIn.

Monter la séquence pas à pas

Que vous soyez sur Waalaxy ou sur lemlist, la structure qui fonctionne se ressemble beaucoup. Voici celle que je mets en place chez mes clients :

  1. Une liste ciblée de quelques dizaines à une centaine de prospects, construite à partir d'une recherche filtrée (secteur, taille, fonction). Pas deux mille profils aspirés d'un coup.
  2. Une visite de profil, et rien d'autre. Le prospect voit votre nom passer : première touche, discrète.
  3. L'invitation, un ou deux jours plus tard, sans note ou avec une seule phrase de contexte. Aucun pitch.
  4. Un premier message quelques jours après l'acceptation : une vraie question liée à son contexte, sans lien ni plaquette.
  5. Une relance environ une semaine après, qui apporte quelque chose (un retour d'expérience, une ressource utile).
  6. Avec lemlist, un email en relais pour ceux qui n'ont pas accepté, si vous avez leur adresse professionnelle.
Écran d'ordinateur affichant un schéma de séquence de prospection en plusieurs étapes reliées par des flèches

Combien de relances au total ? Ça dépend de votre cycle de vente, mais un prospect répond rarement au premier message. Si vous voulez calibrer finement, j'ai consacré un article entier au nombre de touches nécessaires pour convertir un prospect B2B. Et pour la partie email de la séquence, inspirez-vous de ce modèle de séquence de prospection email en B2B.

Un mot sur la personnalisation. Le prénom et le nom de l'entreprise insérés automatiquement ne trompent plus personne. Sur vos prospects prioritaires, ajoutez une ligne vraiment écrite pour eux, quitte à le faire à la main pour vingt personnes.

Les réglages qui vous gardent sous les radars

C'est la partie qui répond vraiment à la question du bannissement. Rien de magique : de la discipline.

Montez en volume par paliers. LinkedIn plafonne déjà les invitations hebdomadaires (la limite constatée tourne autour d'une centaine par semaine pour la plupart des comptes, la plateforme ne publie pas de chiffre officiel). Restez nettement en dessous la première semaine, puis augmentez progressivement. Les deux outils proposent des quotas journaliers et des plages horaires réglables : servez-vous-en, et calez les envois sur vos heures de bureau.

Faites le ménage dans les invitations en attente. Une pile de demandes jamais acceptées envoie un mauvais signal. Retirez régulièrement celles qui traînent depuis plusieurs semaines.

Un seul outil par compte. Faire tourner Waalaxy et lemlist en même temps sur le même profil, c'est doubler l'activité automatisée sans aucune coordination entre les deux. Choisissez-en un pour la partie LinkedIn.

Surveillez votre taux d'acceptation chaque semaine. S'il chute, ce n'est pas le moment d'envoyer plus : c'est le ciblage ou l'invitation qu'il faut revoir.

Et à la première alerte (avertissement, captcha, demande de vérification), coupez les campagnes quelques jours, reprenez à la main, puis relancez à un volume plus bas. Insister à ce moment-là, c'est transformer une restriction temporaire en suspension.

Ce que l'outil ne fera jamais à votre place

J'ai vu des commerciaux passer plus de temps à peaufiner leurs scénarios qu'à parler à leurs prospects. L'automatisation fait gagner du temps sur la partie répétitive (envoyer, relancer, suivre), pas sur le ciblage ni sur la conversation. Dès qu'un prospect répond, reprenez la main, et vite.

Côté email, n'oubliez pas le cadre légal. En B2B, la prospection par courrier électronique est possible sans consentement préalable, à condition que le message concerne la fonction de la personne, qu'elle en soit informée et qu'elle puisse s'y opposer simplement, comme le rappelle la CNIL. Une séquence bien réglée vous rend des heures chaque semaine, mais elle ne remplacera jamais une liste bien ciblée et un message qui parle vraiment au prospect.

Questions fréquentes

Q.Waalaxy est-il gratuit ?

Une offre gratuite permet de prendre l'outil en main avec un nombre limité d'actions. Pour une prospection régulière, il faut passer sur une formule payante (grille à jour sur le site de Waalaxy).

Q.Peut-on être banni définitivement de LinkedIn à cause de l'automatisation ?

C'est possible. En général, la plateforme procède par paliers : avertissement, restriction temporaire avec vérification d'identité, puis suspension plus longue en cas de récidive. D'où l'importance de réagir dès la première alerte au lieu de relancer les campagnes comme si de rien n'était.

Q.Faut-il un abonnement Sales Navigator pour utiliser ces outils ?

Non, pas pour démarrer. Waalaxy comme lemlist peuvent importer des prospects depuis une recherche LinkedIn classique. Sales Navigator devient intéressant quand votre séquence fonctionne et que vous avez besoin de filtres plus fins pour la nourrir.

Q.Combien de temps par semaine faut-il prévoir une fois la séquence lancée ?

Moins qu'en prospection manuelle, mais pas zéro. Prévoyez un créneau régulier pour alimenter la liste, retirer les invitations en attente, vérifier vos taux et surtout répondre aux prospects. C'est ce dernier point qui transforme l'automatisation en rendez-vous.

AR
L'auteur
Antoine Rivière

Moi c'est Antoine Rivière, consultant en marketing digital depuis près de dix ans auprès de PME et de start-up. J'ai créé La Fabrique à Trafic pour partager ce qui marche vraiment en acquisition : SEO, contenu, publicité, outils, sans bullshit ni promesses magiques.

Ici, des méthodes testées, des chiffres, et des retours de terrain. L'objectif : vous aider à faire grandir votre activité en ligne, étape par étape.

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